Fagus sylvatica observé en France par Nah La, CC BY-SA. Voir sur ce portail

Pl@ntNet parmi les contributeurs du rapport State of the World’s Plants and Fungi 2026 de Kew

Fin juin, les Royal Botanic Gardens de Kew ont invité Pl@ntNet à leur symposium 2026, à l’occasion duquel Kew a dévoilé son rapport phare State of the World’s Plants and Fungi 2026 — auquel l’équipe Pl@ntNet a activement contribué.

L’IA au service de la conservation, avec ses écueils

Pierre Bonnet, coordinateur de la plateforme et botaniste au CIRAD, a représenté Pl@ntNet lors de la plénière de clôture, Supercharging biodiversity conservation: the powers and pitfalls of AI, aux côtés de Drew Purves (Google DeepMind) et Juhie Radia (Youth Council de Kew). Les échanges ont porté sur ce que l’IA peut apporter à la numérisation des collections d’histoire naturelle et à l’usage des données de biodiversité, mais aussi sur ses limites, ses implications éthiques, la gouvernance des données, l’accès aux technologies dans les pays du Sud et la souveraineté numérique.

Pl@ntNet a été présenté comme un exemple concret d’IA soutenant la conservation à grande échelle : un outil de science participative reposant sur plusieurs millions de contributeurs dans plus de 200 pays. Les travaux de la plateforme sur l’identification automatique de spécimens d’herbier et sa collaboration de longue date avec Sue Han Lee (Swinburne University, Sarawak) sur l’identification des pathogènes des plantes ont également été mis en avant par d’autres intervenants.

Qualité et interopérabilité des données

Un message est revenu tout au long de l’événement : la qualité des données. Les recherches de Pl@ntNet sur la curation automatique, les standards d’évaluation des modèles, la cartographie à grande échelle et l’interopérabilité entre observations citoyennes, collections numérisées et référentiels taxonomiques mondiaux sont ce qui rend ses jeux de données GBIF utilisables par la science — et une grande partie repose sur la communauté.

Le rapport acte aussi une étape majeure pour la biodiversité numérique : plus de 145 millions de spécimens de plantes et de champignons numérisés en une décennie. La synthèse de 55 pages est disponible sur le site de Kew.

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